Les propriétaires face à l'inflation des «diagnostics». Depuis le 1er novembre, la loi les oblige à fournir six certificats en cas de vente, un septième est à venir. Or, une enquête publiée fin décembre par la direction de la répression des fraudes épingle l'expertise et l'indépendance de certains professionnels. Quelques clés pour s'y retrouver, alors que se tiennent lundi à Paris les états généraux du diagnostic immobilier.
Le métrage loi Carrez. Il s'agit de calculer la superficie au sol, hors balcons, garage, etc. On peut effectuer soi-même cette mesure, obligatoire en copropriété, mais en cas d'erreur de plus de 5 %, l'acheteur peut baisser le prix proportionnellement.
Amiante. Le test, imposé pour les bâtiments antérieurs à juillet 1997, a une validité illimitée.
Termites. La recherche des parasites ne concerne que les zones désignées par arrêté préfectoral ou municipal. Le diagnostic n'est valable que trois mois. Négociez un second examen gratuit ou à tarif réduit au cas où la vente tarderait.
Plomb. L'analyse des peintures s'inscrit dans le cadre de la lutte contre le saturnisme et s'applique aux constructions antérieures à 1949. Le test, non destructif grâce à l'usage d'un analyseur à fluorescence X, est valable un an en cas de présence de plomb.
DPE. Le diagnostic de performance énergétique classe les logements selon leur consommation d'énergie. Il sera également imposé pour louer à compter du 1er juillet. Valable dix ans, il doit être accompagné de recommandations d'amélioration de l'isolation.
RNT. Les risques naturels et technologiques doivent être identifiés pour la vente et la location. Adressez-vous à la mairie ou à la préfecture pour savoir si vous êtes concerné.
A partir du 1er novembre 2007, il va falloir de surcroît tester la sécurité et la qualité des installations d'électricité et de gaz avant de vendre un logement de plus de 15 ans.
Via 20minutes.fr
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